Guang Ming ISMC

 

                Institut Supérieur de Médecine Chinoise


La place de la médecine chinoise en Chine : une évolution favorable; mais ici?

Petite note intéressante et très actuelle : aux examens d’entrée universitaires en Chine (août 2000) la médecine chinoise se trouvait à la 3 me place après les sciences informatiques et les sciences militaires et suivant une enquête mesurant les souhaits des parents ayant des enfants en âge d’entrer à l’université, la majorité souhaitait que leur enfant embrasse la carrière de la médecine chinoise. Par la même occasion une étude comparative indiquait que les hôpitaux (chinois) de médecine occidentale étaient largement déficitaires alors que les hôpitaux de médecine chinoise faisaient d’amples bénéfices (cela s’explique non seulement par le fait que la médecine chinoise connaît un succès croissant en Chine, mais aussi par le fait que le coût de la médecine chinoise est largement inférieur à celui de la médecine occidentale - rappelons d’ailleurs à ce sujet que la médecine chinoise fait aussi usage des moyens d’examen modernes de la médecine occidentale, mais uniquement quand c’est vraiment nécessaire).

Si en Europe la médecine chinoise était pratiquée dans les mêmes conditions et si elle était essentiellement pratiquée par des médecins formés dans une faculté de médecine chinoise dispensant un enseignement au moins égal à celui des facultés en Chine, nous aurions ici aussi une médecine chinoise performante. Or c’est là que le bât blesse. Si un médecin chinois, ayant émigré en France, ose pratiquer la médecine chinoise, sans avoir un diplôme de médecine occidentale acquis dans une université européenne (éventuellement par les mesures d’accès particulières assez rebutantes installées notamment en France pour pouvoir accueillir des médecins d’origine étrangère), ce brave médecin tombera sous le coup de la loi pour exercice illégal de la médecine. Qu’il puisse guérir ou soigner des affections pour lesquelles il n’y a pas de solution dans la médecine occidentale, cela n’a aucune espèce d’importance. La médecine scientifique est seule habilitée à soigner et tant pis pour les patients. De plus il n’y a en occident aucune recherche scientifique sérieuse en matière de médecine chinoise... principalement parce que la médecine chinoise est considérée comme non scientifique (et comme indiqué plus haut : elle ne rapporte pas vraiment, ses moyens de soins étant bien moins coûteux que ceux de la médecine scientifique).

S’il y a une manifestation publique à faire, elle consistera plutôt à exiger des pouvoirs publics qu’elle crée un statut et un enseignement sérieux pour les médecines dites complémentaires comme la médecine chinoise. Actuellement il y a des ‘spécialisations’ en acupuncture ou médecine aux herbes dans certaines facultés françaises. Mais la médecine chinoise y reste sous la coupe de la médecine occidentale et ne pouvant sortir de ce carcan, elle ne pourra jamais donner la pleine mesure de son pouvoir thérapeutique. Aucune manifestation publique n’a encore permis de mieux soigner une maladie. Mais en faisant accepter d’autres médecines, elle pourrait multiplier pour certaines maladies difficiles les possibilités de guérison ou d’amélioration.

Si un français veut se faire soigner actuellement par un médecin chinois convenable, il doit trouver le bon Chinois qui, soit travaille au noir, soit réside à l’étranger. Ou bien aller se faire soigner en Chine... mais ça c’est encore une autre histoire. La solution du problème est donc soit politique soit financière... pauvre de nous !

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22/09/2013